ch001.xhtml Méditations Par Marc Aurèle . Traduit par George Long . Table des matières Page de titre de titre Livre I Livre II Livre III Livre IV Livre Livre VI Livre VII Livre VIII Livre IX Livre X Livre XI Livre XII Notes de fin Livre I De mon grand-père Verus1 j'ai appris les bonnes mœurs et le gouvernement de mon tempérament. De la réputation et du souvenir de mon père,2 pudeur et caractère viril. De ma mère,3 la piété et la bienfaisance, et l'abstinence, non seulement des mauvaises actions, mais même des mauvaises pensées ; et plus encore, simplicité dans ma façon de vivre, loin des habitudes des riches. De mon arrière-grand-père,4 de ne pas avoir fréquenté les écoles publiques, et d'avoir eu de bons professeurs à la maison, et de savoir que pour de telles choses, un homme
devrait dépenser généreusement. De mon gouverneur, n'être ni du parti vert ni du parti bleu aux jeux du Cirque, ni partisan ni du Parmularius ni du Scutarius aux combats de gladiateurs ; de lui aussi j'ai appris l'endurance au travail, et à manquer de peu, et à travailler de mes propres mains, et à ne pas se mêler des affaires des autres, et à ne pas être prêt à écouter la calomnie. D'après Diognète5 de ne pas m'occuper de choses insignifiantes, et de ne pas donner crédit à ce qui a été dit par les thaumaturges et les jongleurs au sujet des incantations et de la chasse des démons et autres; et de ne pas élever des cailles pour le combat, ni de m'adonner passionnément à de telles choses ; et de supporter la liberté d'expression ; et d'être devenu
intime avec la philosophie; et avoir été auditeur, d'abord de Bacchius, puis de Tandasis et de Marcianus ; et d'avoir des dialogues écrits dans ma jeunesse; et d'avoir désiré un lit de planches et de peau, et tout ce qui appartient à la discipline grecque. De Rusticus6 j'ai eu l'impression que mon caractère avait besoin d'amélioration et de discipline ; et de lui j'ai appris à ne pas me laisser égarer à l'émulation sophistique, ni à écrire sur des matières spéculatives, ni à prononcer de petits discours d'exhortation, ni à me montrer comme un homme qui pratique beaucoup de discipline, ou fait des actes bienveillants afin de faire un affichage; et s'abstenir de la rhétorique, de la poésie et de la belle écriture ; et de ne pas me promener dans la maison dans ma tenue d'extérieur, ni de faire
d'autres choses de ce genre ; et d'écrire mes lettres avec simplicité, comme la lettre que Rusticus écrivit de Sinuessa à ma mère ; et à l'égard de ceux qui m'ont offensé par des paroles, ou m'ont fait du tort, d'être facilement disposés à être pacifiés et réconciliés, dès qu'ils ont montré une disposition à se réconcilier ; et de lire attentivement, et de ne pas se contenter d'une compréhension superficielle d'un livre ; ni me hâter de donner mon assentiment à ceux qui parlent trop; et je lui suis redevable d'avoir pris connaissance des discours d'Épictète, qu'il m'a communiqués de sa propre collection. D'Apollonius7 j'ai appris la liberté de volonté et la fermeté constante de l'objectif ; et ne regarder à rien d'autre, pas même un instant, sauf à raisonner ; et d'être toujours le même, dans des douleurs
aiguës, à l'occasion de la perte d'un enfant, et dans une longue maladie ; et de voir clairement dans un exemple vivant que le même homme peut être à la fois le plus résolu et le plus souple, et non hargneux en donnant son instruction ; et d'avoir eu sous les yeux un homme qui considérait clairement son expérience et son habileté à exposer les principes philosophiques comme le moindre de ses mérites ; et de lui j'ai appris à recevoir d'amis des faveurs estimées, sans en être ni humilié ni laissé passer inaperçu. De Sextus8 une disposition bienveillante, et l'exemple d'une famille gouvernée paternellement, et l'idée de vivre conformément à la nature ; et de gravité sans affectation, et de veiller avec soin aux intérêts des amis, et de tolérer les ignorants, et ceux qui se forment des opinions
sans considération : il avait le pouvoir de s'accommoder facilement de tout, de sorte que les relations avec lui étaient plus agréables que n'importe lesquelles. flatterie; et en même temps il était très vénéré par ceux qui s'associaient avec lui : et il avait la faculté à la fois de découvrir et d'ordonner, d'une manière intelligente et méthodique, les principes nécessaires à la vie ; et il n'a jamais montré de colère ni aucune autre passion, mais était entièrement exempt de passion, et aussi très affectueux; et il pouvait exprimer son approbation sans affichage bruyant, et il possédait beaucoup de connaissances sans ostentation. D'après Alexandre9 le grammairien, de s'abstenir de trouver des fautes, et non de manière réprobatrice de réprimander ceux qui ont prononcé une expression barbare ou soléciste ou à consonance étrange ; mais adroitement pour introduire l'expression même
qui aurait dû être utilisée, et dans la manière de répondre ou de donner une confirmation, ou de se joindre à une enquête sur la chose elle-même, non sur le mot, ou par une autre suggestion appropriée. De Fronto10 j'ai appris à observer ce qu'il y a d'envie, de duplicité et d'hypocrisie chez un tyran, et que généralement ceux d'entre